© Les Poètes de la Cité 2013
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Les Poètes de la Cité

Emilie Bilman Emilie Bilman
Ouvrages collectifs Ensemble, Les Poètes de la Cité 2014 The Inspired Heart, Montréal, Canada 2013 Échappées poétiques des Poètes de la Cité, 2012, Lulu Florilège genevois, Slatkine, Genève, 2009 Ouvrages personnelles Resilience, Troubador Books, 2015, UK The Psychodynamics of Poetry, Lambert Academic Publishing, Saarbrücken, Allemagne. 2010 La Rivière de soi, Editions Slatkine, Genève, 2010 Modern Ekphrasis, Peter Lang, Bern, 2013 A Woman By A Well: A Self-Portrait, Melinda Cochrane International, Québec, 2014 Prix obtenus Vallori della Vita, Prix de Poésie Premier Prix de la Chambre du Commerce Anglo-Suisse
La fraîcheur sur l’archipel La barque se balance sur la houle Au son de la brise tendre du sud. Disque d'étain, la lune éparpille Ses perles d'argent sur la baie d'ébène. La barque oscille sur l'archipel, Dentelé par l'air, la mer et le sel. La lune scelle ses lamelles d'argent, Aux crêtes des vagues, jumelles d’étoiles. Au milieu de la mer nocturne, Comme le goût de la menthe sur ma bouche, Et mon foulard de soie dans la brise, Sur la baie d'ébène, frémit la fraîcheur.
Emilie Bilman a obtenu son Bachelor de philosophie, psychologie, et littérature anglaise de l’université de Tel-Aviv et sa licence ès lettres en géographie, psychologie et littérature anglaise de l’université de Lausanne où elle était l’éditrice principale du journal universitaire, L’Auditoire. En 1999, elle a obtenu son Master en Fine Arts au Collège du Vermont où elle est alumna. Elle est titulaire d’un doctorat en lettres et psychanalyse de l’université de East Anglia en Angleterre où elle a enseigné la littérature. Membre du P.E.N Inernational, elle écrit et enseigne la poésie et la littérature à Genève. Membre des Poètes de la Cité Membre de la Société genevoise des écrivains
Membre de  “Geneva Writers’ Group”                      
LA SOIERIE Sur l’île des mûriers, mille vers De soie grignotent des feuilles De mûriers humides. Des fils de soie Se détachent des cocons de soie Et collent sur mon balai de bruyère. Comme des serpentins, j’entrelace les fils Les uns aux autres, les nettoie, Les tournoie dans ma guindre. Sur la trame de soie jaune d’or, j’esquisse Pégase - ailé, musclé, éthéré. Soudain, Du coup de son sabot sombre, Jaillit la rivière de mes vers.