© Les Poètes de la Cité 2013
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Les Poètes de la Cité

Aline Dedeyan Aline Dedeyan
Ecrit depuis l’enfance – et toujours en anglais/français) ,  Arménienne née à Istanbul, diplômée (MA) des universités américaines et fonctionnaire internationale (ONU et autres). Auteur(e) de divers  textes – poèmes, essais, récits, pièces de théâtre, mémoire, la plupart sur internet et dans les publications/revues  de l’ONU (UN Special, Echo, et Ex Tempore) et le Vilain Petit Canard à Paris. Membre des EAT (Ecrivains associés au Théâtre, Paris). Aussi comédienne. . Un livre de jeunesse  publié à Genève Mires Et Prismes.
Chaud du matin Pluie  et insomnie …  Café, croissant et Elucubrations  Mamma mia… !  Don’t go away, baby Please stay with me! File le temps, Aux rythmes accélérés, insensés Du  maintenant. Plus  vite que toi  Que moi  Que les foules Qui  déambulent Dans  un univers écarlate Surchargé et surmené D’envies et de  conflits    Inassouvis. Si contradictoire, si incohérent, si disparate Chaotique – disent-ils, Provisoire – chantent-ils.  A travers les swings D’une aventure océanique Belle et perverse … Darling, plus je te cherche Plus t’es ailleurs, En constante communication  Pendu  aux  surfers, aux  buzzers Aux  écrans multi faces A combattre l’hégémonie des voix sordides. Obscurantistes et  obèses, Sans vérité  bourrées d’antithèses. Là-bas, en bas,  en haut, aux extrémités,  Là où nuls  sont les droits Hiérarchisés, Ficelés à des  croyances tyranniques Et  des  conceptuels archaïques, Poussant vers des  actes  meurtriers… Et toi qui te bats sans cesse Surtout ne  tombe pas honey, Dans le grand fossé séparateur Distendu de perdition. Reste à  bord, Accroche-toi  Tiens bon la barre et regarde-moi  L’être fragile. Hang on baby, hang on, Ce n’est pas fini. 
Can I  delete  reality  ?   Elle   te grignote, te bouffe,   tu veux l’abroger. Bras paralyses,  orteils glaces, cerveau bouillonnant à plus de 40°. Tu le  savais  déjà, avant même, trop même.  Avec des répétitions et des manipulations. Moi  je l’ai su  après, l’ayant  soupçonné, mystifié,  fait la sourde oreille en slamant  la  bête maudite. Ne pas se  focaliser.  Move on, baby, move  ! !  Les  follows ups.    Hop  ! Hop  ! Suites et séquelles. La traversée des  espaces  de drame et  d’ambigüités parsemés de petites fenêtres  ludiques  : salut/adieu  clique/clique  !  Et des  savoirs,  la totalité des savoirs,   le pouvoir des savoirs, ne pouvant ni   changer,   ni modifier, ni  déplacer les schémas  incrustés. Tu riais pendant que je  te  regardais. On se retournait l’un contre l’autre, on s’éclatait    en oubliant le reste,  les fragments,   les déchets et  les gouttes de sang  éparpillées. Regarde la mer,- tu disais,  – Immensité  sans   raison, sans  comptabilité, sans finalité. Je   reprendrai la barre comme avant, et  les  cendres seront emportes  par la houle et le vent. I will, I can  ! C’est mon droit, mon privilège.  Mon  combat  de  soumis contre le  tyran les   démons    temporels et existentiels   aux   mots de fin  intransigeants Sur l’écran de l’ordi,  posé sur le bord du lit,  défilaient  les  news. La science et ses vertus  :  alternatives  contre   certitudes. Quittons  le présent - tu murmurais,  -  pour   rebondir dans l’ailleurs,  Vomir le savoir, défier la mémoire. Piétiner  faits et conclusions imposées. Nous délogerons les  points fixes, tu verras.  Personne ne nous  dira  comment et pourquoi, ni ne saura. Viens avec moi. Aucune condamnation ne te poursuivra. Le voyage commencera ici et maintenant.  Stay with me, baby. I swear Ah non, ne  te retourne pas.