© Les Poètes de la Cité 2013
LOGOTYPE Accueil Association Membres Evenements Contact Blog 2017 Écho de Plumes Á propos de
Made with MAGIX

Les Poètes de la Cité

Nitza Schall Nitza Schall
Ouvrages collectifs Ensemble, Les Poètes de la Cité, 2014 Editions Flammes Vives Variations sur le thème de l’avenir, 2011 Anthologie poétique, volume 1, 2ème trim. 2012 Anthologie poétique, volume 4, 4ème trim. 2012 Prix obtenus David Burland Poetry Prize 2011 : 3ème prix pour « Vanité » Etoile de l’Aube 2011 : mention d’honneur pour « La Rumeur » Flammes Vives 2011 : Remarquée pour « L’Avenir » Bibliothèque des Eaux-Vives 2012 : 1er prix pour « Dialogue avec Jean-Jacques Rousseau » Commune de Meyrin 2012 : 1er prix ex aequo pour « Quartier de lune » 17th Mainichi Haiku Contest 2013 : Mention honorable
Membre des Poètes de la Cité et membre du Comité
Quartier de lune Quartier de pomme, quartier d’orange, Plantes-y tes quenottes, mon ange. Quartier de lune, duvet de plumes, Sens-tu le soir qui nous parfume ? Quartier de ville, quartier des champs, C’est là que tu vivras cent ans. Ton univers et tes amis,  Tu les rencontreras ici. Tes premiers élans amoureux Auront pour témoins ces doux lieux. Le cœur battant, cheveux au vent, Tu grandiras là, mon enfant. Entre ces ruelles et ces champs, Tu t’imprégneras chaque instant Des arbres, des murs et des pierres, Des chéneaux comme de la rivière, Et dans un tourbillon d’envies, Tu rempliras ces lieux de vie. Quartier de pomme, quartier d’orange, Plantes-y tes quenottes, mon ange. Quartier de lune, duvet de plumes, Sens-tu le soir qui nous parfume ? Quartier de ville, quartier des champs, C’est là que tu vivras cent ans.
« Toi, mon joyeux pinson… » Toi, mon joyeux pinson, qui t’en viens au matin, Quand ma plume asservie au repos se destine, De ton badin ramage entonne le refrain D’une aube renaissante ! Ah ! Rage clandestine, Qui me tint éveillé ! Bercé du crissement Des mots que j’épanchais toute la nuit durant. Et lorsque toi, dispos, tu gobes la lumière Mon esprit engourdi s’éteint dans sa tanière. La gorge déployée et le gosier au vent, Ton duvet s’émoustille à l’aiguail vivifiant, Tandis que, las, mon corps, vidé de sa misère, D’émoi tremblant encore, a son âme qui erre. Oh ! Toi, joyeux pinson, qui t’en viens au matin, Chante, chante pour moi, pépie dans la brise ! Fais que ce jour me soit une nuit de satin Où mon tourment s’évade et où ton chant me grise !
Née en 1973; a grandi, en retrait de la ville, dans la « maison  familiale » où elle puisera de sa grand-mère une affection  particulière pour la poésie francophone. Partagée entre les  chiffres et les lettres, elle optera pour une formation commerciale  et épousera un enseignant en littérature et philosophie. Mère de  trois enfants, elle s’adonnera, entre autres activités, aux plaisirs  de la plume.